Voilà les quelques astuces que j’applique chez moi pour réaliser des économies :
– Acheter au marché de saison : c’est le meilleur rapport qualité prix ! Vous êtes en direct avec les producteurs, des produits de qualité, de l’artisanat ; on peut leur demander leur manière de travailler, la manière dont ils nourrissent leur animaux…
Les produits bruts de saison sont les meilleurs pour la santé car ils n’ont subi aucune transformation. Et ce sont aussi les moins chers. Si vraiment ce n’est pas possible d’aller au marché, regardez du côté des AMAP (regroupements de producteurs) ou des producteurs autour de chez vous.
– Acheter le plus possible en vrac : les emballages,vous les payez. C’est cher et cela fait des déchets. Plutôt que de chercher à réduire nos déchets, pourquoi ne pas éviter d’en faire ? Il y a de beaux rayons vrac aujourd’hui, que ce soit en supermarché ou en magasin biologique. Après, pas de culpabilité, tous les produits ne se trouvent pas en vrac, on fait au mieux.
– Faire au maximum vous même : le grand secret des économies. De plus, vous saurez ce que vous achetez et éviterez tous les produits qui contiennent du sucre ajouté, des perturbateurs endocriniens et surtout beaucoup d’huile de tournesol (il y en a partout car elle n’est pas chère), qui est pro-inflammatoire en excès.
Lorsque vous réalisez une pâte à tarte maison, doublez, voire triplez les quantités, divisez par 3 et congelez. Sinon vous avez ma pâte à tarte réalisée avec 2 galettes hyper rapide et super saine ! La recette ici est en version sucrée et celle-ci en version salée. Une assiette équilibrée ne consiste pas à cuisiner mais plutôt à assembler des ingrédients, ce qui est rapide !
Durant le weekend, vous pouvez déjà cuire votre riz, votre quinoa, vos pommes de terre…pour gagner du temps et faire seulement de l’assemblage ensuite. Vous pouvez également cuire vos légumes à l’avance (mais 2 jours maximum pour ne pas perdre en qualité) faire de plus grosses portions pour en avoir le lendemain…
– Prendre le temps de découper vos légumes et éplucher vos bananes : non, non, je ne plaisante pas il existe aujourd’hui des bananes déjà épluchées et des œufs déjà cuits sous vide, une fortune en prix/kg…Le rayon des légumes déjà préparés et coupés est celui qui explose le plus ces dernières années. Et pourtant, il coûte extrêmement cher…
Exemple du poireau :
– Poireau brut : 1.50€ du kilo
– Avec le vert coupé : 4.50€ du kilo
– Déjà émincé en barquette sous vide : 12.50€ du kilo !
Pour les personnes seules, vous avez, soit la possibilité d’acheter moins, soit congeler, ce qui est une très bonne idée pour conserver les restes.
– Faites-vous vos sandwichs : le rayon snack est aussi celui a le plus explosé ces dernières années. Quand vous regardez le prix d’un sandwich, vous êtes autour de 14€ du kilo ! Avec une bonne baguette au levain, du beurre au lait cru et une belle tranche de jambon sans nitrites, vous en faites pour 3 repas des sandwichs à ce prix là.
Alors on me dit souvent, « oui mais, de temps en temps », « oui mais il faut bien se faire plaisir » »oui mais on n’a qu’une vie »…et bien justement ! Oui je suis d’accord, mais pourquoi ne pas se faire plaisir avec de vrais bons produits : un bon fromage au lait cru, un bon chocolat, une bonne viande de qualité, un bon pain au levain…Tous ces produits ultra-transformés sont finalement très chers pour la m… qu’ils contiennent.
Selon les dernières études, au Brésil, en 2019, la consommation quotidienne d’aliments ultra-transformés aurait été responsable d’environ 57.000 morts prématurées. La malbouffe tue de nos jours, ce n’est pas une légende. Qui peut encore croire qu’il n’y a pas de lien entre alimentation et santé ?
Bref, tout cela pour vous dire qu’il y a là, non seulement un super levier d’économies à exploiter, mais également à la clef, un mieux-être au niveau santé à exploiter, du deux en un !
La manière dont vous pouvez déjà essayer d’acheter :
– Consommer entier plutôt qu’au détail : par exemple, acheter un poulet entier et le couper vous-même en morceaux que vous allez congeler est plus économique que d’acheter des filets de poulet en barquette. Pour le fromage, râper, conserver au frais dans un bocal (ou congeler).
– Maquereaux frais plutôt qu’en boîte (demander au poissonnier de vous lever les filets) sera plus économique (garder les boîtes en dépannage) et plus digeste.
– A plusieurs pour diviser les frais de port et économiser sur le prix au kilo est encore une bonne technique sur certains produits (par exemple des farines).
– En pot plutôt qu’en unitaire pour les familles nombreuses, comme par exemple les compotes.
– Crevettes non décortiquées et au rayon poissonnerie (ou mieux au marché) plutôt que sous barquette.
– Pour la délicate question de la viande et du poisson qui coûtent cher
Pour avoir suffisamment de protéines, et si vraiment vous ne pouvez pas acheter de viande ou poisson, mangez des œufs ! C’est fini le mythe des œufs qui font augmenter le cholestérol, c’est aujourd’hui totalement erroné et prouvé par de nombreuses études scientifiques.
Les œufs sont des aliments riches en bons nutriments et qui ne coûtent pas cher. On peut manger 2 œufs/jour sans souci. Choisissez les de préférence bio ou choisissez les œufs de la marque Bleu Blanc Cœur en supermarché, enrichis en omégas-3 (les poules sont nourries aux graines de lin). Gardez le cœur coulant pour bénéficier de tous les nutriments.
En saison, pensez aux moules ou autres coquillages.
– Préparer vos menus pour la semaine, et faire une liste de courses avant de partir : le risque est de vous retrouver devant les rayons, de ne pas savoir quoi acheter, de perdre du temps et qu’en plus cela vous prenne la tête. Il vous manquera toujours quelque chose, vous referez donc des petites courses, ce qui, au final, coûte très cher. Et si vous avez besoin d’aide pour démarrer, vous avez mes menus sans prise de tête avec les listes de courses déjà prêtes.
– Moins pour ne pas jeter, ou utiliser vos restes : ce sont 136 kilos de nourriture par an et par personne qui sont jetés. Utiliser les légumes qui ne vous font plus envie dans des recettes de boulettes ou de jus par exemple.
J’imagine que votre cerveau vous a déjà noyé, en vous répétant combien cela n’était pas possible à intégrer « t’as pas le temps, t’as pas le temps » vous répète-t-il au creux de l’oreille. Plutôt que d’écouter son discours inlassable, reposez-vous la question « Comment je pourrais avoir le temps ? » ; analysez vos tâches et regardez celles qui ne sont pas très utiles et que vous pourriez peut-être remplacer.
Cela vous semble peut-être une montagne, mais vous verrez qu’en réalité, l’image ou l’idée que nous nous faisons des situations est souvent bien pire que la réalité.
Au passage, je vous partage le livre de Christophe Brusset (ancien acheteur repenti de la grande distribution) qui s’appelle « La malbouffe contre-attaque ». Tentatives d’intimidation, harcèlement, les industriels ne reculent devant rien.
J’espère vous avoir aidé avec mes astuces, n’hésitez pas à partager autour de vous.
